Le lendemain matin, Hyoga se réveilla encore à cinq heures, après une nuit pas des plus reposante puisqu’il n’avait
pas arrêté de penser à Angelo. Ce devenait une véritable obsession ma parole ! Le jeune chevalier se leva et, puisque le Cancer lui avait dit de passer chez lui, c’est ce qu’il allait faire. Il
enfila un pantalon de jogging gris, sans sous vêtement… et un tee shirt blanc sans manche. Puis il passa par les cuisines du Palais où il prit quelques croissants tout juste sortis du four qu’il
mit dans un sac, et dévala les escaliers qui menaient au IVème Oïkos.
En effet, la porte de l’appartement du Cancer n’était pas fermée à clé et le Cygne pu entrer sans encombre. Il se dirigea vers la chambre dont il poussa doucement la porte et déposa le sac de
croissants sur la table de nuit… Les yeux clairs du Russe se posèrent sur le corps endormi de l’Italien, à peine caché par le drap qui le recouvrait jusqu’au nombril… Il contourna le lit, se
déshabilla sans faire de bruit et vint s’allonger auprès du Cancer qui n’avait pas bougé.
Angelo était couché sur le dos, une main posée sur son ventre et l’autre bras relevé au dessus de sa tête. Hyoga vint se coller contre ce corps chaud qu’il brûlait de découvrir et caressa du bout
des doigts le visage du chevalier d’or qui était tourné vers lui… Il avait l’air si tranquille, si doux dans le sommeil… Le Cygne se demanda comment cet homme avait pu être Masque de Mort,
l’assassin cruel et sans scrupule… Peu lui importait ce qu’il avait été dans le passé, il l’aimait…
Hyoga regarda dormir Angelo pendant presque une heure... Ses cils ombraient ses joues bronzées et lui donnaient un petit air très doux qui fit fondre le cœur du jeune Russe… Puis le jeune homme se
rapprocha davantage et posa ses lèvres sur celles du bel endormi… Ne voyant pas de réaction, il les lécha doucement…
Soudain un bras fort le ceintura et il se retrouva sous le corps nu d'Angelo qui captura ses lèvres pour un baiser exigeant et profond. Le Cygne ne pouvait plus bouger et sentit le sexe dur du
Cancer contre le sien…
- C'est dangereux ce petit jeu dès le matin mon bel oisillon ! déclara le chevalier d'or lorsque leurs bouches se séparèrent enfin.
- Et pourquoi ? murmura le Cygne tout émoustillé de sentir Angelo tout dur contre lui.
- Et bien parce que le matin je suis toujours très… en forme… comme la plupart des garçons d'ailleurs ! Toi aussi tu dois l'être…
En disant cela, Angelo faufila une main entre leurs ventres et caressa doucement le sexe de Hyoga qui se mordit les lèvres en poussant un petit soupir.
- Oui ça me le fait aussi le matin…mais là c'est pire près de toi ! Ooooh n'arrête pas s'il te plait…
- Tu es sûr que c'est ce que tu veux ?
- Oh oui c'est ce que je veux !
Alors les bonnes résolutions de la veille s'envolèrent. Angelo relâcha le membre tendu du jeune chevalier et commença à bouger lentement sur son corps, faisant se frotter leurs virilités l'une
contre l'autre… Il avait mis ses bras de chaque côté de la tête de Hyoga et observait la montée du plaisir sur le joli visage… Les beaux yeux clairs étaient fermés et un léger souffle haletant
s'échappait des lèvres entrouvertes du Russe.
- Oh Angie… oui… plus vite, c'est trop bon… souffla t-il.
L'Italien accéléra le ballet sensuel de ses hanches et soudain il sentit le liquide chaud couler sur son sexe, tandis qu'un petit cri échappait à son jeune amant… Cela déclencha sa propre
jouissance et son sperme se mêla à celui de Hyoga… Ensuite il prit le jeune homme dans ses bras.
- Merci pour ce réveil si agréable mon si mignon chevalier… Tu pourras revenir quand tu voudras… ajouta t-il avec un sourire taquin.
- Tout le plaisir était pour moi ! Et… je te prends au mot… sois certain que je reviendrai… Et même si… je restais avec toi le soir… ce serait encore mieux non ?
- Mmm… c'est tentant, mais qu'en dirait Camus ?
- Tu sais… j'adore Camus, mais… il n'a plus son mot à dire en ce qui concerne ma vie privée…
- Vraiment ? dit le Cancer un brin ironique.
- Bien sûr ! affirma Hyoga mi amusé mi fâché par l'air amusé du Cancer. Puis taquin : est-ce que tu le craindrais par hasard ?
- Pfffff, non… ce n'est pas le mot que j'emploierais, mais… disons que ses techniques de combat, me font froid dans le dos… railla t-il.
Hyoga ne pu s'empêcher de rire. Décidément le Cancer ne changerait jamais vraiment complètement et c'était tant mieux car c'est comme ça qu'il l'aimait.
- Tu sais que j'ai les mêmes techniques…
- Oui, mais les combats que j'envisage avec toi seront d'un tout autre genre bambino…
- J'ai hâte de voir ça…
- Ta témérité n'a d'égale que ta beauté mon bel oiseau blanc !
- Merci… La vie serait monotone sans aucun risque… dit Hyoga en riant.
- C'est moi le risque en question ?
Hyoga haussa légèrement les épaules et fit une petite moue.
- Peut être… Je crois que c'est un risque que je vais adorer prendre ! En attendant, que dirais tu d'un petit déjeuner… j'ai amené des croissants ! rajouta t-il en désignant la table de chevet.
- Décidément, tu vas m'être indispensable ma beauté ! fit Angelo charmeur.
Il se leva et partit nu, vers la cuisine pour préparer le café, sous le regard admiratif et gourmand du jeune chevalier.
Quand Angelo fut parti, Hyoga s'étira dans le lit avec un petit soupir de bien être… Ca y est, il avait eu son premier moment de plaisir avec son bel Italien qu'il aimait sans grand espoir de
retour depuis quelques mois… Le Cancer savait caresser, ça c'était sûr ! Et il savait embrasser aussi ! Un léger sourire flotta sur les lèvres du Cygne… faire l'amour avec ce garçon magnifique et
expérimenté allait être quelque chose qu'il n'oublierait sans doute jamais de sa vie !
Hyoga se demanda s'il devait se lever et aller rejoindre le Cancer dans la cuisine… Puis il se dit que le chevalier était nu et que lui, s'il allait le rejoindre, il ne fallait pas qu'il se
rhabille non plus… mais d'un autre côté, le Russe n'avait pas l'habitude de se promener nu… sauf peut être parfois quand il était seul… Non il n'oserait pas encore se promener nu devant Angelo… Le
jeune chevalier se mit sur le ventre et décida d'attendre sagement…
Le Cancer mit la cafetière en route, sortit deux bols qu'il posa sur un plateau avec deux petites cuillères, le sucrier, un pot de Nutella et un de confiture. Puis il retourna dans la chambre et
sourit en découvrant le charmant spectacle qui s'offrait à lui… Il vint près du lit sur lequel il s'assit…
- Tu as une chute de reins tout à fait affolante tu sais… murmura t-il en faisant glisser sa main sur les courbes douces de son jeune invité. Quant à tes petites fesses… mmmm… c'est un vrai délice
à toucher…
Hyoga eut un frisson qui n'échappa pas au chevalier d'or qui se pencha à l'oreille du Cygne sans cesser de le caresser.
- Tu aimes les caresses on dirait mon bel oiseau blanc…
- Oui… j'aime tes caresses à toi… souffla Hyoga dans un soupir.
- Ta peau est encore plus douce que les plumes de ton oiseau fétiche… reprit Angelo de sa voix grave et veloutée.
Sa main glissait sur les fesses de Hyoga et sur ses cuisses finement musclées en une caresse sensuelle, parfois légère, parfois plus ferme qui faisait gémir doucement le jeune chevalier.
Inconsciemment ce dernier écarta un peu les jambes…
- Que veux-tu mon joli petit cœur ? susurra le Cancer d'une voix gentiment moqueuse à son oreille.
- Je… je ne sais pas… Enfin si, je veux plus…
- Ah tu veux plus… Alors… détend toi et je vais te donner un petit aperçu de… ce qui se passera plus tard…
Son doigt se faufila entre les fesses du jeune chevalier et il commença à caresser doucement la petite entrée délicate. Hyoga se crispa un peu, plus par gêne que quelqu'un le touche à cet endroit
que par douleur, puis un soupir lui échappa.
- Oooh Angie, c'est agréable… continue…
Angelo sourit et continua le doux massage en enfonçant un peu plus son doigt à l'intérieur du doux fourreau, ce qui fit pousser un petit cri au Russe.
- Je te fais mal ?
- Non… non… enfonce toi plus… haleta Hyoga.
- Tss tss tss… ne sois pas si pressé mon cœur… s'amusa le Cancer en ressortant son doigt et en faisant Hyoga se remettre sur le dos.
- Oh pourquoi tu as arrêté ? demanda le Cygne un peu frustré.
- Parce que le café est prêt… tu ne sens pas cette délicieuse odeur ?
Hyoga le repoussa et s'assit dans le lit avec un ait boudeur.
- Tu me caresses et tout d'un coup tu penses au café ! s'offusqua t-il. C'est tout l'effet que ça te fait !
- Mais moi le matin c'est ça… je bande et j'ai faim ! répliqua Angelo en riant.
Le jeune chevalier sentit ses yeux s'embuer… Ah non il n'allait quand même pas pleurer pour ça ou alors là pour le coup, il allait passer pour un gamin ! Mais l'Italien l'attira à lui et le prit
doucement dans ses bras.
- Excuse moi bambino… je ne voulais pas te faire de peine… Je sais que mes plaisanteries sont parfois foireuses… Il releva d'un doigt le joli visage vers lui. Regarde moi, j'aime tant tes jolis
yeux de cristal... je ne veux pas y voir de tristesse…
Hyoga lui adressa un sourire et noua ses bras autour de son cou.
- C'est vrai que tes blagues sont foireuses, mais… tu ne serais plus toi-même si tu n'en faisais pas et disons… qu'elles font partie de ton charme bien particulier ! Il rougit légèrement. C'est moi
qui suis trop pressé, tu as raison… c'est que… j'ai si souvent rêvé que j'étais avec toi et que tu me faisais… toutes ces choses…
- Mais ne crains rien, je te les ferai toutes ces choses ! murmura le Cancer en caressant les boucles blondes du Cygne. C'est juste que, comme ce sera ta première fois, je voudrais que… ce soit
parfait pour que tu ne l'oublies jamais et surtout… je ne voudrais pas te faire mal…
- Merci Angie… je savais bien que j'avais raison de t'aimer et de vouloir me donner à toi… Je sais que j'aurai un peu mal mais ce n'est pas grave, c'est comme ça… et je suis certain que tu sauras
me faire vite oublier ce petit moment moins agréable…
- Je ferai tout ce qu'il faut pour ça mon cœur !
Ils échangèrent un long baiser accompagné de caresses qui les laissa un peu haletants… Puis d'un commun accord décidèrent d'aller prendre le petit déjeuner qui les attendait.
Comme tout à l'heure c'est Angelo qui se leva et alla à la cuisine chercher le plateau garni avec lequel il revint. Les deux garçons mangèrent avec appétit les croissants frais, se donnant la
becquée, s'interrompant pour s'embrasser, ce qui fait que ce petit déjeuner faillit bien déraper deux ou trois fois…
- Ton café est délicieux ! dit Hyoga en souriant à son compagnon.
- Et bien si tu veux, je t'en ferai tous les matins…
- Est-ce une invitation à être chez toi tous les matins ?
- Je crois que oui… Et, tu sais, je prépare aussi très bien les repas du soir…
- Est-ce que tu sacrifierais un peu de ta précieuse liberté pour moi ?
- Tu me voulais, tu vas m'avoir ! plaisanta l'incorrigible Cancer. Mais peut être que tu en auras vite marre…
Hyoga prit le plateau pour le poser sur le sol et vint se blottir dans les bras d'Angelo.
- Non je n'en aurai jamais marre ! Je t'aime, tu as oublié ?
- Comment pourrais-je oublier quelque chose à la fois d'aussi étonnant que merveilleux ! Le mignon chevalier du Cygne amoureux de Masque de Mort l'ancien assassin du Sanctuaire !
- Ca c'est le passé et il est bien révolu… Moi je suis amoureux du chevalier du Cancer, un Italien viril et sexy dont le nom est Angelo Albiero… mais moi j'aime bien l'appeler Angie dans
l'intimité…
- Comment est-ce que tu connais mon nom de famille toi ?
- Ah ah ! Je sais tout de toi !
- Tu as parlé avec Aphrodite et Shura je parie…
- Un peu hier soir… reconnut Hyoga avec un petit sourire.
- Bah je m'en doutais… jusqu'ici il n'y avait qu'Aphrodite à m'appeler Angie… Il n'y a que lui qui avait le droit d'ailleurs ! Il déposa un baiser sur les lèvres du Russe. Mais ça me plait bien que
tu l'utilises…
- Tant mieux parce que moi j'adore ce petit diminutif… Je sais aussi que tu es né à Naples… Napoli en Italien… Ca me rappelle le titre d'un vieux film… "Naples au baiser de feu"…Ma mère aimait bien
le regarder…
- J'aurai du interroger Camus pour en savoir, moi aussi, plus sur toi !
- Bah il n'y a pas grand-chose à savoir… J'ai aussi un prénom russe en plus de Hyoga, c'est Alexis… et j'ai décidé de porter aussi le nom de famille de ma mère, c'est Samaroff…
- Ben dis donc ça te fait un nom à rallonge ! Hyoga Alexis Kido-Samaroff… J'aime bien Alexis… c'est très doux, ça te va bien…
- Merci… Puis les doigts de Hyoga glissèrent sur les abdominaux bien dessinés du Cancer qui ne pu retenir un petit frisson. Si je te laisse m'appeler Alexis, est-ce que tu me ferais un câlin ?
- Toi tu sais parfaitement ce que tu veux et tu ne perds pas le nord… s'amusa Angelo.
- C'est vrai… mais c'est dur d'être sur ce lit, dans tes bras, nus tous les deux, et de rester calme! Tu n'as pas envie toi ?
- Bien sûr que j'ai envie… Il repoussa le drap et désigna du menton son sexe gonflé. Regarde un peu dans quel état tu me mets !
Le Cygne se décolla de son ami et eut un petit sourire timide en voyant que son sexe n'était pas plus en repos que celui de son voisin.
- Je crois que je ne suis pas mieux…
- Très joli… susurra l'Italien en frôlant du bout des doigts la virilité tendue de Hyoga qui eut un petit soupir.
- Fais moi l'amour Angie…
- Comme ça en pleine matinée ! fit semblant de s'offusquer le chevalier d'or en sentant les battements de son cœur s'accélérer brusquement.
- Oui… soyons fous ! s'efforça de plaisanter Hyoga pour cacher un peu le trouble que faisait naître en lui la lueur qui s'était allumée dans les yeux bleu vif du Cancer.
Angelo fit basculer le Russe sur le dos et vint recouvrir son corps du sien.
- Tu es certain que c'est à moi que tu désires offrir la pureté de ta jolie fleur d'amour ?
- Oui c'est à toi… sans hésitation…
- C'est le plus beau cadeau qu'on m'ait jamais fait… avoua Angelo ému. J'espère que je vais être à la hauteur… aussi bien pour te donner du plaisir que pour ne pas te faire trop mal…
- Je te fais confiance pour les deux…
Le Cancer posa ses lèvres sur celles de son jeune amant qui frémit sous l'ardeur de ce baiser brûlant et profond… En même temps, leurs mains caressaient fiévreusement le corps de l'autre et Angelo
frottait doucement son sexe tendu contre celui de Hyoga qui ne l'était pas moins…
Enfin l'Italien laissait libre court à sa fougue naturelle et Hyoga se laissa bien vite emporter par cet océan de sensations nouvelles qui le submergeait sans qu'il s'en défende… Non seulement il
l'avait voulu, mais il adorait se livrer ainsi aux caresses expertes du garçon dont il était tombé amoureux…
Et ce qui devait arriver arriva… Hyoga jouit entre leurs ventres serrés en crispant ses doigts sur le dos de son bel étalon et en essayant de retenir son petit cri de plaisir.
- Tu es trop mignon quand tu jouis il mio piccolo cuore… murmura le Cancer en embrassant les jolies lèvres encore entrouvertes.
- Ne dis pas ça, tu sais bien que ça me fait rougir !
- Mais c'est vrai pourtant !
Hyoga rit et enfouit son visage dans le cou de son amant.
- Veux tu continuer ? reprit tendrement Angelo.
- Bien sûr… je veux aller jusqu'au bout avec toi…
Le chevalier d'or glissa sur le corps du Russe et, lorsque ses lèvres arrivèrent sur le ventre mouillé du jeune homme, il le lécha voluptueusement afin de goûter sa semence tiède… Doucement il
écarta les cuisses finement musclées et sa langue descendit sur le petit trou rosé encore inviolé… Il le lécha longuement, le contour d'abord jusqu'à ce qu'il sente Hyoga se détendre et sa petite
fleur s'entrouvrir sous ses caresses… Puis il y enfonça sa langue, ce qui cette fois, arracha un petit cri au jeune chevalier… Là encore il le lécha longtemps, entrant et sortant du petit orifice à
présent tout mouillé… Son index vint s'associer à sa langue et ils pénétrèrent ensemble dans l'étroit passage…
Hyoga se crispa légèrement mais se détendit à nouveau très vite tant la caresse était agréable et douce.
- Oh oui j'adore chéri ! Sentir ta langue et ton doigt à cet endroit, c'est… c'est si bon…
Angelo lécha de plus belle la petite fleur d'amour car il aimait ça autant que Hyoga. Son sexe pulsait douloureusement entre ses cuisses musclées et il se décida à passer à la vitesse supérieure
car il était tellement gonflé que quelques gouttes de sperme commençaient à s'échapper… Cela faciliterait sans doute un peu la pénétration…
L'Italien se redressa et souleva le bassin de Hyoga tandis que son autre main guidait son membre dur vers la petite entrée toute brillante de salive.
- Essaie de te détendre le plus possible amore… ne te crispe pas et laisse moi entrer… Je vais aller très doucement mais si tu as trop mal dis le moi…
- Oui… haleta Hyoga. Viens, ça ira…
Malgré son envie irrésistible de s'enfoncer d'un seul coup dans cette moiteur si douce, Angelo y pénétra par petits à coups, attentif aux réactions de son jeune amant et, lorsqu'il vit des larmes
couler en silence des jolis yeux clairs il commença même à se retirer.
- Non ! dit le Cygne. Continue je t'en prie… je te veux entièrement en moi… et je sais que je n'aurai plus mal lorsque tu y seras…
Angelo reprit donc sa lente progression et prit le sexe dressé de Hyoga dans sa main pour le caresser afin de lui faire un peu oublier sa douleur… Lorsque enfin, il fut tout entier enserré dans le
doux fourreau, il resta immobile quelques instants. Il se pencha sur le joli visage et l'embrassa tendrement…
- Mon pauvre petit cœur… je suis désolé…
- Ne le sois pas… c'est l'étape à passer pour accéder au paradis… murmura Hyoga en retrouvant un peu le sourire.
- Hélas oui mon oisillon…
- Et en plus tu es plutôt… euh… volumineux… continua Hyoga d'une voix encore un peu altérée par la souffrance. Mais je suppose que c'est ce qu'il faut et ce n'est pas une critique, loin de là !
- Heureusement ! s'amusa Angelo. Effectivement les sensations sont plus fortes quand… il y a ce qu'il faut…
Voyant le Russe se détendre peu à peu, le Cancer commença à bouger doucement dans le doux fourreau… sans entrer et sortir pour le moment, juste des petits mouvements circulaires pour caresser
l'intérieur malmené de son jeune amant qui gémit doucement.
- Tu as mal bambino ?
- Non ça va… continue… Ooooh c'est… étrange comme sensation, mais… c'est agréable…
- Pour moi aussi c'est très agréable… tu es tout serré et… Il s'interrompit quelques secondes. Oh mamma mia, il ne faut pas que je craque déjà ! Mais tu es si chaud, si doux à l'intérieur !
- Et bien laisse toi aller et on recommencera après ! dit le Cygne d'une voix taquine. Le bel étalon que tu es n'est pas près d'être au bout de ses ressources je suppose…
- Ne te fou pas… commença l'Italien. Mais il fut interrompu par un orgasme qu'il ne réussit pas à contrôler et se répandit avec un petit cri de plaisir dans l'intimité de Hyoga.
- Oh c'est bon de te sentir couler en moi ! s'exclama le jeune chevalier. C'est tout chaud ! Ooooooh Angie…!!!
Et le Cygne jouit à son tour sur son ventre doré.
Angelo se retira délicatement et se rallongea près de son jeune amant en soupirant.
- C'était bon mon cœur, mais je suis désolé d'avoir été si rapide… D'habitude j'arrive à me contrôler et là…
- Chutttt… espèce de macho que tu es ! Je n'ai pas d'élément de comparaison mais… tu es un amant merveilleux… doux, attentionné et prévenant… le consola Hyoga en se blottissant contre lui. Puis
avec une petite moue ravie. Je t'excite beaucoup voilà tout !
- Moi macho ! Bah, sûrement pas ! fit semblant de s'offusquer le Cancer en enlaçant le corps souple qui se serrait contre lui. Et… pour ce qui est de m'exciter, et bien… oui j'avoue que tu y
arrives très bien… mais d'après ce que j'ai vu… tu t'es laissé aller toi aussi…
- C'est vrai… reconnut le Russe en rougissant légèrement. Mais quand je t'ai senti, j'ai eu comme… une décharge dans tout le corps et… je n'ai pas pu me retenir…
- C'est parce que mon sperme a du… gicler sur le point sensible que tu as au fond de toi et… avec la puissance du jet… ça a déclenché ta jouissance… Tu sais il faut être un pro pour réussir ce coup
là dès la première fois ! conclut-il très fier.
Hyoga éclata de rire.
- Et oui macho, c'est bien ce que je disais. Tu es une vrai bête de sexe mon bel Italien d'amour!
- Si tu le dis… Et tu n'as encore rien vu bello !
- Alors… montre moi… susurra Hyoga charmeur.
- Mmmm… je pense qu'il vaudrait mieux attendre un peu avant de recommencer le même exercice…
Angelo passa doucement ses doigts à l'intérieur des cuisses du jeune homme et les ramena avec un peu de sang.
- Tu vois… ce n'est rien mais il vaut mieux attendre un peu…
- Mais ça ne me fait pas mal…
- Peut être, mais l'amant merveilleux et prévenant que je suis préfère attendre un peu pour ne pas te blesser davantage… Et puis ne t'en fait pas… je connais d'autres petits jeux…
Angelo porta ses doigts à sa bouche et lécha le mélange de sang et de sperme qu'il y avait dessus sous le regard étonné et un peu dégoûté du Russe.
- Sans doute un reste de Masque de Mort, le chevalier sanguinaire ! railla Angelo.
- C'est surprenant au début, mais…excitant aussi… J'aime ton petit côté dangereux…murmura Hyoga en s'approchant et en léchant lentement les lèvres humides de l'Italien.
Celui-ci le saisit dans ses bras et l'attira sur lui.
- Hey petit coquin ! Tu n'es pas si sage que ça finalement !
- J'ai une mauvaise fréquentation depuis peu…
- Oui, je vois ça…
Les deux garçons roulèrent sur le lit en riant et en chahutant sans oublier de s'embrasser un peu partout.
Et puis, le calme revint et Angelo resta regarder Hyoga qui était allongé près de lui…
- Pourquoi me regardes tu comme ça ?
- Parce je te trouve très mignon et donc très agréable à regarder…
- Merci… mais encore ?
Le Cancer se remit sur le dos et contempla quelques instants le plafond de sa chambre.
- Et bien, je me disais que ça me faisait un drôle d’effet de te voir là, nu, dans mon lit, de t’avoir fait l’amour, de t’avoir entendu me dire que tu m’aimais et surtout de me dire que…
Il s’interrompit et sembla se plonger dans ses pensées, mais le Cygne ne l’entendait pas de cette oreille. Il vint se lover contre le corps chaud de son amant et caressa ses pectoraux du bout des
doigts.
- De te dire que quoi ?
- Que… rien… je…
- C’est si difficile que ça à dire ?
Le Cancer se tourna enfin vers le Russe et le prit dans ses bras.
- De me dire que… je suis amoureux de toi Hyoga ! J’aime tout en toi… j’aime ta beauté, ta pureté, ta gaieté, ta jeunesse ! J’aime ton corps, j’aime ton âme, j’aime tes réactions ! En deux mots, ti
amo mon bel oisillon…
- C’est très beau ce que tu dis… murmura Hyoga très ému et les yeux un peu brillants.
- Ne pleure pas surtout ! Tu vois quand je suis avec toi, je me sens… un autre… C’est comme si tu avais le pouvoir d’exorciser les démons de mon passé…
- Je t’aime moi aussi… Je t’aime comme tu es, avec ta fougue, tes railleries, ton petit côté macho, tes yeux de braise et… les fantômes qui te hantent encore parfois… Ses doigts glissèrent dans les
cheveux bleus un peu en bataille. Tu sais que lorsque le cygne donne son amour, c’est pour la vie…
- Alors je le garderai comme mon trésor le plus précieux… Tu es mon trésor le plus précieux !
- Et tu es le mien…
Et comme pour sceller cette promesse mutuelle, leurs lèvres se retrouvèrent pour un baiser tout doux d’abord, mais qui devint très vite passionné et profond, tandis que leurs mains impatientes et
caressantes courraient sur leurs corps leur arrachant de petits soupirs étouffés. Puis Hyoga se fit câlin.
- Quand tu me feras l’amour, tu voudras bien me parler Italien ?
- Pas de problème mon cœur ! Tu as du remarquer que je parlais pas mal en faisant l’amour…
- Oui, j’avais cru voir… mais j’aime bien…
- Alors ça marche ! Je te dirai des choses coquines en Italien et toi tu m’en diras en Russe…
Ils rirent ensemble et recommencèrent à se câliner, les caresses devenant de plus en plus chaudes et précises…
Le Chevalier du Cancer et le Chevalier du Cygne s’étaient trouvés…